Et si on vous disait qu’aux Pays-Bas, les squats illégaux ont presque totalement disparu ? Oui, vous avez bien lu. Là-bas, ce phénomène qui fait tant débat en France n’est plus qu’un vieux souvenir… ou presque. Mais ce qui choque vraiment, c’est la méthode utilisée pour en venir à bout. Parce qu’elle est radicale. Et en France, elle ferait grincer bien des dents.
Le squat : un vrai casse-tête en France
Vous l’avez sûrement déjà vu ou entendu dans les actus : des maisons ou des appartements laissés vacants temporairement se retrouvent occupés illégalement. Et pour les propriétaires, c’est souvent un parcours du combattant pour récupérer leur bien. En France, la loi protège les occupants après 48h, même s’ils sont entrés par effraction…
Le résultat ? Des délais pouvant traîner des mois. Des procédures longues, coûteuses et épuisantes.
Les Pays-Bas ont dit stop au squat
Là-bas, la politique est simple : squatter est un crime. Depuis 2010, les Pays-Bas ont adopté une loi très claire. Tout squat est considéré comme une infraction pénale. Et ce petit détail change tout.
Concrètement, dès qu’un logement est occupé sans droit, la police peut intervenir immédiatement. Pas besoin d’attendre une procédure judiciaire interminable. Les occupants sont expulsés rapidement, parfois dans la foulée du signalement.
Et les sanctions ne sont pas légères :
- Jusqu’à 1 an de prison pour les squatteurs
- Et jusqu’à 2 ans et 8 mois si la maison est occupée en groupe ou avec des violences
C’est dissuasif. Et ça marche. Le nombre de squats a chuté de façon spectaculaire.
Pourquoi cette méthode dérange en France
En France, ce genre d’approche est plutôt mal vu. Pourquoi ? Parce qu’on considère aussi le squat à travers les prismes de la crise du logement ou de la précarité. Beaucoup de squatteurs ne sont pas des délinquants violents, mais des familles sans toit. C’est une réalité complexe.
Alors durcir la loi ? C’est un sujet explosif. Même si le gouvernement a déjà renforcé certaines dispositions en 2023 pour protéger les propriétaires, on reste loin du modèle hollandais.
Les résultats aux Pays-Bas : quasi zéro squat
Et pourtant, le bilan est là :
- 1 500 squats recensés avant 2010
- Moins de 100 cas par an dix ans plus tard
La baisse est nette. Pas de place au doute. Forcément, beaucoup de propriétaires français regardent ce modèle avec envie.
Une méthode dure, mais efficace ?
Ce que les Néerlandais ont fait, c’est envoyer un message clair : “Un logement ne peut pas être pris de force.” Et ça a fonctionné. Même si ça choque. Même si certains y voient un manque d’humanité.
Mais au final, la question reste ouverte : la France doit-elle s’en inspirer ?
Durcir les règles, c’est protéger davantage les propriétaires. Mais c’est aussi risquer d’enfoncer plus de gens dans l’exclusion, surtout en période de crise. Pas simple comme dilemme, hein ?
Et vous, vous en pensez quoi ?
Doit-on copier le modèle néerlandais ? Ou trouver une voie plus équilibrée ? D’un côté, il y a des familles propriétaires désemparées. De l’autre, des personnes qui n’ont littéralement nulle part où aller.
Le débat est plus que jamais ouvert. Et il nous concerne tous. Parce que, demain, ça pourrait aussi être votre bien concerné. Ou peut-être, votre voisin.

